Rosières & Joyeuse / Le site de la Tourasse au seuil du changement
Au delà d’être un simple dossier technique, le seuil de la Tourasse s’est affirmé comme un enjeu identitaire pour les riverains.
L’objectif de l’Atelier Flash, fruit d’un travail collectif entre le POLAU et le bureau d’études Biotec, était de répondre à une question centrale : comment préserver le charme, le paysage et l’histoire du site de la Tourasse tout en restaurant la continuité écologique et permettant aux poissons et et aux sédiments de circuler librement?
Les communes de Rosières et de Joyeuse se situent dans le bassin versant de la rivière de La Beaume. A la fois espace de vie, de rencontres, de loisirs et d’économie, la rivière est emblématique du territoire et façonne son identité paysagère. Les habitants y sont très attachés et la décrivent comme « un endroit mythique », « un lieu magnifique » aux usages locaux symboliques : « j’ai appris à nager ici ».
Les deux communes partagent la géographie, l’histoire et les usages de La Beaume. Ce lien particulier façonne une identité commune, marquée par un équilibre fragile entre la préservation des milieux naturels et la permanence d’usages humains anciens et actuels.
« Pour un poisson appelé à franchir l’obstacle : plus le chemin est
long, moins la pente est raide » - Nicolas Debiais, expert associé - BIOTEC
L’ouvrage de la Tourasse, aussi appelé « seuil de Rosières » ou « seuil de Sous Perret », est un barrage d’une longueur totale de 200 mètres et d'une hauteur de chute de l’ordre de 140 cm. Depuis plus d’une décennie, il ne cesse de provoquer d’intenses débats locaux. Il cristallise. Le site, marqué par des conflits autour de l’aménagement et de l’ouverture puis de la fermeture successives du seuil, soulève des tensions liées à la continuité écologique et à la préservation des usages existants (baignade, irrigation, patrimoine culturel et paysager).

L'Atelier Flash a permis d’aboutir à un scénario collectif qui s’est esquissé autour d’un projet partagé en trois axes :
• Préserver les économies locales — agriculture, tourisme, activités de pleine nature — pour maintenir un équilibre entre préservation écologique et durabilité des activités humaines
• Composer avec le vivant en articulant les critères d’aménagement avec les dynamiques naturelles de la Beaume — transferts de sédiments, crues, flux saisonniers —
• S’inscrire dans la durée et sur le territoire en faisant de la question de la continuité écologique un levier pour activer d’autres politiques publiques
Equipe
17 avril & 14,15 & 16 mai 2025
Ardèche












